Terrorisme biologique : prévention, préparation, ou politique
Editorials / Commentaries
Julie Spence, MD
Université de Toronto, Toronto (Ont.); Corédactrice de la section Controverses
CJEM 1999;1(3):204
Terrorisme biologique : prévention, préparation, ou politique
On prend de plus en plus conscience que de nombreux gouvernements et des groupes dissidents ont accès aux armes biologiques. Dans le présent numéro, Grafstein et Innes1 discutent de la menace du terrorisme biologique. On peut concevoir qu'un « incident biologique » soit possible, mais les agents biologiques représentent-ils vraiment une menace pour les Canadiens? En tant que membres d'un « village mondial », nous sommes menacés, que ce soit comme cibles principales ou comme spectateurs innocents. Il y a aussi un risque que des maladies infectieuses rares soient importées par accident, ou que des Canadiens y soient exposés par le biais de missions de paix, de l'immigration ou de voyages.
Il serait peut-être utile que le personnel dans le domaine des soins d'urgence sachent reconnaître et traiter des expositions biologiques et que nous retrouvions nos plans en cas de sinistre et revoyions les questions entourant le terrorisme biologique. Cependant, en bout de ligne, nous devons nous interroger sur la meilleure façon de servir la population : en lançant une action politique ou en nous préparant au pire?
La médecine d'urgence a joué un rôle de chef de file dans le domaine de la prévention des blessures. Notre participation au lobbying en faveur de l'adoption de lois sur le port de la ceinture de sécurité et du casque protecteur, l'alcool au volant et le contrôle des armes à feu démontre cet engagement. Dans son Commentaire, Schull nous met au défi d'adopter des stratégies politiques similaires pour combattre le terrorisme biologique.2 Alors que de nouvelles questions de santé mondiale se manifestent, nous devrons nous pencher sur nos rôles et nos responsabilités futurs et les définir.
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